Les joyeux retraités en voyage

332. Majestueux Grand Canyon

6 octobre 2012

 

En arrivant à la barrière du parc national, je suis tellement énervé que j’échappe notre carte d’accès par la fenêtre du motorisé. Le préposé me regarde avec un air qui me propose fortement de descendre et la ramasser moi-même. Je sors mais ne la trouve pas. Il me dit alors qu’elle s’est réfugiée sous l’essieu avant. Je m’étire, la récupère et en me relevant, je me pète la tête sur le bras de mon miroir. Légèrement étourdi et l’air épais, je lui dit que je ne me suis pas fait mal. L’orgueil. Aline est crampée. On arrive enfin au Grand Canyon. Je n’ai pas de mot. Peut-être grandiose ou époustouflant, mais ce n’est pas encore assez pour qualifier la merveille qu’on a devant nos yeux. À partir du stationnement, l’accès vers les 20 kilomètres à l’ouest se fait uniquement par navette, à pieds ou à vélo. Il y a déjà une tonne de touristes donc on oublie la navette. Les espadrilles pourraient toujours se taper l’aller mais il restera toujours le retour. La solution : la bécane. Le paradis ; un bitume sans imperfection et comme seuls compagnons les autobus occasionnels. On tente de se concentrer sur la route mais la vue du canyon à notre droite l’emporte facilement. Nous roulons du coté sud et on aperçoit au loin la falaise nord. Environ 20 kilomètres les séparent mais étonnamment, l’image reste très claire. La profondeur de la crevasse est d’environ 1.5 kilomètres. Nous aurions espéré descendre pour arpenter quelques sentiers mais la descente prend une journée complète. Il faudrait donc coucher en bas. Et la remontée demande une à deux journées. Novices s’abstenir. On mange notre lunch à Hermits Rest, le dernier arrêt à l’ouest. L’endroit porte ce nom en l’honneur de Louis Boucher, un prospecteur canadien qui a vécu seul au bas du canyon vers la fin des années 1800. Après notre randonnée en vélo, nous reprenons le motorisé pour les 80 kilomètres restants qui longent la canyon vers l’est. Le spectacle nous apparaît moins saisissant, probablement à cause de l’angle du soleil couchant. On arrive tard au camping à Flagstaff. On soupe au plus vite car Aline a tellement faim qu’elle devient agressive. Comme dessert, elle se tape un renversé au chocolat. En fait, c’est un gâteau régulier qu’elle a malencontreusement placé à l’envers dans le frigo et le crémage a collé au fond ou sur le dessus, c'est selon. Les lunettes ça sert à quoi.

 

 

 

 

 

 



07/10/2012
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