Les joyeux retraités en voyage

340. Nuit difficile

14 octobre 2012

 

La pire nuit depuis notre départ. Derrière le motorisé, une végétation dense cachait nos amis les trains qui ne faisaient pas simplement que passer. Ils s’accouplaient et se désacoupplaient aussi. La première fois, à 1h48 du matin, j’ai levé du lit comme un grain de popcorn qui éclate au micro-ondes. Le même bruit qu’un météorite qui s’écrase sur un cabanon de tôle. Devenu soudainement cardiaque, je me rendors quand même mais une heure plus tard, un joueur du casino émèché et appauvri gueule dehors. Il fait une de ces chaleurs et je décide d’ouvrir les deux trappes de plafond. Morphée me prend à nouveau en charge jusqu’à ce qu’un orage soudain et puissant me réveille.  Je me relève en vitesse pour fermer les trappes de toit sinon ce sera la flotte. Épuisé, je réussis à somnoler un peu entre les orages intermittents et les locomotives bruyantes. Vers 5h00, la foudre s’abat si près que j’ai l’impression que la roulotte du voisin a été pulvérisée. C’est décidé, on ne passera pas une autre nuit ici. Après un remplissage d’essence réticent, on arpente le Louisiana Boardwalk, un ensemble de boutiques et restaurants sur le bord de la rivière qui sépare Shreveport et Bossier City. Le site est joli et ressemble à une scène de Disney World. Avant de partir, une visite au casino Horseshoe qui expose le mur de 1 million de dollars. Dix milles billets de 100$. Des vrais. On dort à Delhi, dans le parc d’état Poverty Point, en plein territoire de l’ours noir. On nous a d’ailleurs avertis. Au moins si quelque chose nous réveille cette nuit, ce ne sera pas un train.

 



15/10/2012
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