Les joyeux retraités en voyage

127. Alligator et Acadien

Mardi le 3 février 2009

 

Un alligator, ça fais-tu des crottes ? Je demande ça parce que ce matin j’ai constaté que quelque chose avait chié derrière le motorisé cette nuit. Je peux vous assurer que ce n’est pas moi car je ne me suis pas montré la binette dehors et je ne souffre pas non-plus de somnambulisme……….enfin je crois. J’entretiens une phobie maladive envers ce dangereux reptile. Les ours et les couguars ne me dérangent pas mais un alligator, non merci. Aline trouve la situation loufoque et elle prend un malin plaisir à me faire sursauter quand j'effectue mes tâches extérieures. Elle n’a pas encore appris le cri de l’animal mais je la soupçonne de suivre en cachette des cours sur internet. Je trouve ça plutôt étrange de me faire traiter de moumoune par quelqu’un qui recule devant un chihuahua ou un caniche. Sur la route ce matin, on aperçoit des champs submergés qui ont une double fonction. On y fait pousser du riz puis on les assèche pour la récolte. Ensuite, on les inonde à nouveau et on installe des leurres dans des pièges pour capturer des écrevisses. On s’arrête au centre-ville de Lafayette pour diner. Le repas typiquement cajun se compose d’une casserole créole pour monsieur et de crevettes à l’étouffée pour madame. Un véritable régal dans les deux cas. L’activité suivante se déroule au site historique Longfellow-Évangéline à St-Martinville. On y visite un musée et la maison du propriétaire d’une plantation de canne à sucre vers 1815. Au plafond de la salle à manger, on a pu voir un chasse-mouches manuel, actionné par une corde tirée par un esclave noir qui était assis sur une chaise en retrait. On apprend également l’histoire complète des créoles, des acadiens et du célèbre poème de Longfellow. L’histoire d’Évangéline est devenue un classique pour les déportés acadiens qui ont considéré l’œuvre comme un espoir de ralliement. On a même eu droit à une guide francophone uniquement pour nous deux lors de la visite. Une belle incursion dans un berceau acadien. Notre camping est joli sauf qu’on est à côté d’une autoroute, près de l’aéroport et on vient juste d’entendre un train siffler. La totale. Le sommeil pourrait bien être léger cette nuit. On s’en reparle.

                          

             

                          



04/02/2009
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